Constance DEBRÉ

Constance Debré vit à Paris. Après des études supérieures à la fac de droit d’Assas et à l’ESSEC, elle est devenue avocat pénaliste, et est ancienne secrétaire de la Conférence du barreau de Paris. « Playboy » est son premier roman


 « Playboy »

(Stock)

« J’ai même pas osé mettre la langue la première fois que j’ai embrassé une fille. J’ai fait un effort pour la deuxième. Ça m’avait flattée comme un mec qu’elle soit mannequin. » Qui parle ? Un homme (un mec serait-on tenté de penser) ? Un play-boy qui enchaîne les conquêtes, parfois distant, souvent vorace, âpre, sensuel. Mais ce play-boy est une femme. Une bourgeoise des quartiers bobo, une avocate experte en perdants, et surtout l’héritière déjantée de l’une des dynasties les plus célèbres de France, les Debré, qui compte parmi eux les serviteurs de l’état, les ministres gaullistes et les médecins stars. « Je fais un métier d’homme où l’on porte une robe », dit la pénaliste, en rupture de ban, de couple, de destin, qui se cherche et ne se trouve pas, qui s’épie et se surprend, une fille de riches et de toxicos, mais pauvre, comme si sa robe d’avocat, elle l’avait soudain jeté aux orties. C’est Françoise d’Assises.