Léonora Miano

Directrice de l’ouvrage, Léonora Miano est écrivain. Elle a notamment reçu le Prix Goncourt des lycéens pour Contours du jour qui vient (Plon) et le Prix Fémina pour La Saison de l’ombre (Grasset). Marianne et le garçon noir comprend les contributions de Akua Naru, Amzat Boukari-Yabara, D’ de Kabal, Elom 20ce, Insa Sané, Michaela Danjé, Nathalie Etoke, Wilfried N’Sondé, Yann Gael.


 Marianne et le garçon noir

(Pauvert)

En librairie le 18 septembre 2017

« Marianne et le garçon noir veut apporter une parole de l’intérieur sur l’expérience des noirs de sexe masculin dans la France de notre temps, en particulier sur le sol hexagonal. Plus largement, c’est sur la présence noire que se penche l’ouvrage, afin d’en explorer les particularités dans l’espace français. Les contributions sont de divers ordres, mais elles prennent appui, pour l’essentiel, sur le vécu des auteurs. Le projet est né à la suite de violences policières impliquant des jeunes hommes noirs. Toutefois, j’ai tenu à ce que les rédacteurs aient la liberté de s’écarter de ce sujet pour en évoquer d’autres, comme les relations amoureuses ou le positionnement à adopter vis-à-vis d’une France encore trop souvent hostile, par exemple. À partir du regard posé sur le corps, des fantasmes suscités par lui ou d’autres éléments, l’objectif est de rendre audible une parole sensible et politique, parfois inattendue, tant les représentations transmises depuis des générations sont réductrices. L’influence de Marianne se déployant au-delà de ses frontières déjà complexes – la France étant un grand archipel – il m’a semblé pertinent d’associer à cette prise de parole deux voix subsahariennes. En effet, le garçon noir qui cherche à arracher sa souveraineté aux rets de l’entreprise criminelle connue sous le nom de Françafrique est, lui aussi, concerné. De plus, dans l’environnement mondialisé où les réseaux sociaux abolissent frontières et distances, le sort des Noirs en France ne laisse pas indifférent en Afrique subsaharienne. »