Livres dans la Boucle poursuit cette année l’accueil d’un nombre important de performances et spectacles vivants

Lectures musicales, concert, lecture théâtrale et spectacle par des auteurs de la rentrée littéraire. De Marie Nimier au Weepers Circus, en passant par Romain Renard et Valentine Goby ou le Proust selon Véronique Aubouy, le week-end sera festif !

Vendredi 16 septembre, 17h30 – lecture musicale – Petit Kursaal
Le Garçon – Marcus Malte

Marcus Malte ne cesse de surprendre par la force et la maîtrise de ses œuvres. Après Garden of love ou Le Garçon (Prix Femina 2016), Qui se souviendra de Phily-Jo ? (2022) est son grand roman américain.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.

Inscription

Samedi 17 septembre, 11h – Lecture musicale – Le Scènacle
Petite sœur – Marie Nimier et Karinn Helbert

« Quand je partais dans les nuages, Mika me secouait gentiment. T’es où, petite sœur ? En Argentine ? En Équateur ?

J’adorais la façon dont il prononçait ces mots. T’es où, petite sœur ?

J’aimerais écrire une chanson avec ça, un refrain que chacun aurait sur les lèvres, voilà ce que je me dis en arrivant quai Malo. »

Alice, la trentaine, s’installe dans une ville inconnue pour consigner les souvenirs liés à son frère Mika, récemment disparu. Ensemble, ils ont grandi dans une famille de comédiens, et fait les quatre cents coups. Pourquoi n’a-t-elle pas revu depuis sept ans ce garçon auquel elle était si attachée ? Insolite et bouleversant, ce roman dans lequel on croisera un chat fantôme, une étrange psy en ligne ou encore un peintre spécialisé dans le jogging-crabouillage, explore l’ambiguïté des relations fraternelles et le pouvoir des mots.

Marie Nimier, romancière et parolière, est l’autrice d’une quinzaine de romans traduits dans plusieurs pays, de textes pour la scène, de livres pour enfants. Elle a reçu le prix Médicis pour La Reine du silence (2004)

Inscription

Samedi 17 septembre, 14h – Concert – Petit Kursaal
Chroniques de Melvile – Romain Renard et Jean-Christophe Carrière

Un monde sauvage et brumeux, une petite ville terrée entre sa scierie et ses forêts, de très anciennes légendes prenant chair et corps pour se mêler aux récits des vivants, c’est ainsi que se dessine le monde de Melvile. Romain Renard, est l’auteur des deux romans graphiques, Melvile parus aux éditions Le Lombard. Pour ses bandes dessinées, l’auteur a souhaité dès sa conception ouvrir à d’autres supports son champ narratif. Tout d’abord en composant la bande originale de chaque livre, mais également d’élargir l’univers dessiné par le biais d’une application: Chroniques de Melvile. On y survole une carte interactive, regroupant plus d’une trentaine d’histoires supplémentaires déclinées en films, nouvelles, dramatiques radio et immersion à 360°. Utilisant les codes des Nouvelles écritures, chaque chronique révèle une part de l’histoire de la ville, de ses fantômes, de son âme.

Continuité de la création originale, le ciné-concert se décline comme une résonance à l’ambiance des livres et des chroniques. La musique oscille entre blues, folk et rock.

Inscription

Samedi 17 septembre, 14h – Lecture musicale – Le Scènacle
Que faire de la beauté ? – Lucile Bordes et Vincent Hours

Le livre Que faire de la beauté ? Dresse un portrait de femme amoureuse dans une société aux repères abîmés, une déclaration d’amour à la littérature.

Félicité a tout plaqué : le bord de mer, son mari, l’écriture… Désormais, elle vit seule dans un hameau de montagne. Rien à faire que mettre en fagots le bois, tailler les pommiers, regarder les ciels glisser sur les cimes et les soldats patrouiller à la frontière voisine. Une nuit, l’un d’eux frappe à sa porte. Alors le monde s’impose de nouveau. Reviennent les souvenirs et les mots, l’ombre d’un homme aimé, la beauté d’une dernière histoire à raconter. La lecture retrace le parcours de Félicité à travers des extraits du livre, jusqu’à l’aveu de l’amour qu’elle éprouve pour Ismaël.

La voix de la romancière Lucile Bordes est portée par une bande-son originale, spécialement composée et performée par le musicien Vincent Hours

Inscription

Samedi 17 septembre, 14h – Lecture musicale – Les Jardins Chamars (MSHE en cas de mauvais temps)
Doux mots Dits – Clou

La chanteuse Clou, révélée aux Victoire de la Musique en 2021, nous invite à une lecture musicale autour de son premier recueil de poésie Doux mots Dits ,publié chez Rageot.

Il y a les mots qui blessent, ceux que l’on n’ose prononcer ou que l’on n’aurait pas dû dire. Et puis il y a les mots qui libèrent. C’est de toutes ces paroles-là qu’il est question dans Doux mots dits. Au travers d’un recueil de poèmes qu’elle a elle-même illustré, l’artiste Clou nous invite à voyager dans son adolescence, entre humour et mélancolie. Comme fil conducteur, les souvenirs d’une année dans sa vie d’ado : les difficultés à exister à la fois en famille et au lycée, la vie parisienne tantôt lumineuse, tantôt sordide, les amitiés, les amours, et bien sûr, parce que c’est Clou, la musique !

Inscription

Samedi 17 septembre, 15h – Lecture théâtrale – Médiathèque Mandela
Jeanne, la fille du Docteur Loiseau – Carole Trebor et Julien Sicot

Une lecture drôle, pleine de rebondissements, de dialogues savoureux, de cascades et d’interactions avec le public ! Des interprétations jubilatoires de Prévert, de Kiki de Montparnasse, d’un artiste russe à l’accent qui fait voyager, et des héros/héroïnes de la série… À l’occasion de la sortie du Tome 4 de Jeanne, la fille du docteur Loiseau, publié aux éditions Albin Michel, le comédien Julien Sicot, nous fera l’honneur d’une lecture théâtrale de l’ouvrage, suivi d’un échange avec l’auteure puis d’une séance de dédicaces au sein de la médiathèque.

Inscription

Samedi 17 septembre, 16h – Lecture musicale – Les Jardins Chamars (MSHE en cas de mauvais temps)
Un monde de salauds souriants – Thomas Rosier et Benjamin Pierrat

Trois personnages en forme de symptômes de l’époque, trois solitaires qui cristallisent chacun une réaction épidermique aux dérives et aux injonctions contemporaines. Trois humains aux prises avec les tentacules du capitalisme autocrate et qui, conscients de ses impasses, cherchent la meilleure façon de ne pas marcher dans la combine.

Une énergie sauvage, un rythme tout en accélération qui nous plonge à la fois dans le crépitement de notre temps et dans le labyrinthe sous pression de la psyché de ses protagonistes : c’est peut-être d’abord cette combustion qui frappe dans “Un monde de salauds souriants”, roman au sourire de travers et à l’humour navré mais irréductible. Thomas Rosier y exerce une empathie désarmante et une résistance au désenchantement inespérée.

Inscription

Samedi 17 septembre, 20h – Concert littéraire – Le Scènacle
L’île haute – Valentine Goby et Xavier Llamas

L’ile haute est un roman-paysage qui emplit le regard jusqu’à l’irradier d’humilité. Les images et les perceptions que transmet Valentine Goby sont autant de passages vers ces ailleurs bouleversants, ces endroits qui changent un homme, et qui plus est un enfant. Dans cette vallée isolée en haute montagne, à courte distance du Mont-Blanc, la nature règne en maître et marque comme nulle part le rythme des saisons, ces cycles immuables au cours desquels des hommes et des femmes, des gosses, aux vies modestes mais d’une humanité décuplée par le sens et la nécessité de leurs tâches, vont partager leur monde avec un autre, ébahi.

Le texte de Valentine Goby est divisé en trois saisons – blanc, vert, jaune –,  trois séquences dans le concert littéraire. Ces temps sont accompagné́s par un dispositif vidéo et lumineux, traduisant l’immersion dans le blanc, la découverte d’un printemps où le vert hésite à pointer, l’appropriation d’un monde jaune saturé au moment paradoxal de sa disparition.

Un dispositif scénique et sonore se concentrera sur la voix intérieure du personnage principal du roman, Vincent/Vadim qui peu à peu découvre le paysage jusqu’à faire corps avec lui. Le contexte historique de l’Occupation, la galerie de personnages nous parviendront comme vus par le prisme du personnage principal, comme des souvenirs ou des phrases obsessionnelles « Tu ne sais pas » « Tu n’as jamais vu » qui constitueront une matière sonore.

Inscription

Samedi 17 septembre, 20h30 – Concert littéraire – Petit Kursaal
Proust Marcel Club – Véronique Aubouy et la compagnie Verdurin

Proust Marcel Club célèbre sur scène le livre extraordinaire de Marcel Proust À la Recherche du temps perdu. Musiciens, acteurs, chanteurs, danseurs, plasticien, cinéaste et amateurs de tous territoires… s’unissent pour une traversée jubilatoire de l’oeuvre proustienne. Spectacle changeant, expérience toujours renouvelée qui implique à chaque fois une collaboration en amont avec les forces vives de la ville qui accueille la performance.

Ce Proust est voyageur, partageur, sans surplomb ni hiérarchie. Il veut amplifier ce sentiment d’ap-partenance, forcément troublant, au même monde que Marcel Proust, cent ans plus tard. Pourquoi, si les époques et les sociétés évoluent, les relations entre les êtres et les dialogues des sentiments sont-ils immuables ?

Dans chaque lieu sont aussi conviés des amateurs – jeunes des quartiers, élèves des conservatoires de musique et de danse, lycéens – nouveaux membres agrégés à ce club voué à grandir toujours davantage.

Proust Marcel Club fait une place d’honneur au tremblé d’une première fois, à ce moment magique d’une rencontre entre un livre et ses lecteurs. De par la nature inclusive de ce projet, nous voulons interroger ce sentiment d’appartenance au même monde que Marcel Proust, cent ans plus tard. Pourquoi, si les époques et les sociétés évoluent, les relations entre les êtres sont-elles immuables ? Proust Marcel Club pourrait-il être un révélateur de la nature profonde de ce roman : populaire et de tous temps ?

A la fois troupe, spectacle et atelier participatif, Proust Marcel Club aspire à être un révélateur de la nature profonde de ce roman : populaire et de tous temps.

Inscription

Dimanche 18 septembre, 11h – Spectacle – Auditorium du Conservatoire
Tour de Piste – Weepers Circus

Le Weepers Circus vous présente pour l’été une formule « Best-of Jeune Public ». Au programme, une heure pour se remémorer tous les titres marquants des albums « A la récré », « Le grand bazar » et « N’importe nawak » comme le fameux « Gospel des gallinacés » ou le délirant « Pirouette cacahuète ». Et aussi la découverte des titres du nouveau spectacle « Panique dans la forêt » !

Inscription

Dimanche 18 septembre, 17h30 – Lecture musicale – Conservatoire
Voler Sarah Vaughan – Sébastien Ménéstrier et Francine Gaonach

Voler Sarah Vaughan est l’adaptation pour la scène de trois textes, écrits par Sébastien Ménestrier, dont le fil rouge est la musique.

Le premier texte raconte les heures qui suivent le dernier concert d’Amy Winehouse. Le second raconte l’arrivée de Béla Bartok dans un petit village roumain, dans lequel il vient puiser l’inspiration pour ses pièces futures. Le dernier raconte la rencontre entre un jeune garçon, admirateur de Nick Cave, et la jeune fille qui vient d’emménager en face de chez lui. Chacun des textes, interprété par la comédienne Francine Gaonach, est accompagné au violon par Szuhwa Wu, et au piano par Sébastien Ménestrier.

Les créations musicales originales sont basées sur les univers musicaux des trois artistes évoqués (Amy Winehouse, Bela Bartok, Nick Cave).

Inscription

Dimanche 18 septembre, 16h30 – Lecture musicale et entretien – Le Scènacle
Pompette ! – Daniel Picouly

L’angle du début, drolatique, du gosse qui prend sa première cuite dans le ventre de sa mère. Ce qui correspond à une réalité d’ailleurs : dans les années 50, boire un petit coup pendant la grossesse n’était pas un problème. J’ai trouvé le titre, car j’adore ce mot : Pompette.

Tiré de son roman Les larmes du vin, Daniel Picouly, le narrateur de cette histoire, est invité à faire un discours sur le vin, trésor national et mystère absolu. Le défi est grand pour le « cancre des cépages. Ce qui pouvait apparaître comme un malentendu devient alors l’occasion de revisiter son itinéraire singulier, et de s’interroger sur la place de ce « liant social » dans nos existences. De son enfance à aujourd’hui, il convoque de tendres souvenirs et des anecdotes cocasses dont on savoure le nectar. L’auteur se fait, avec humour et fantaisie, l’observateur des effets du vin sur chacun d’entre nous, esquissant une sorte de petite philosophie en forme d’éloge de la quête, de la mesure et de l’équilibre. Un bonheur.

On retrouve dans ce récit drôle, émouvant et sans doute le plus personnel, le panache de l’auteur du Champ de personne, Grand Prix des Lectrices de Elle, et de L’Enfant Léopard, prix Renaudot.

Inscription