Queenie, la marraine de Harlem est un projet né sous le signe de la sérendipité. Tout comme son héroïne, l’artiste Elizabeth Colomba est d’origine martiniquaise et a immigré à Harlem pour se faire un nom. Devenue une peintre reconnue aux États-Unis, spécialisée en art postcolonial, elle a été fascinée par l’histoire de Stéphanie St Clair et a très vite décidé qu’elle essaierait de lui redonner une place dans l’Histoire.

Elle a trouvé la coscénariste parfaite en la personne de sa meilleure amie, Aurélie Lévy. Celle-ci étant documentariste et fille d’immigré juif, les thèmes de l’exil et de l’adversité culturelle ne lui étaient pas étrangers. Les deux femmes s’étaient rencontrées à la fin des années 1990 à Hollywood, quand elles avaient vingt ans et chassaient toutes les deux leur part du rêve américain… comme Stéphanie avant elles.

 Queenie

(Éditions Anne Carrière)

Harlem. 1933. Une femme noire, tirée à quatre épingles, est relâchée de prison. Son nom : Stéphanie St Clair. Signes particuliers : un accent français à couper au couteau et un don pour les chiffres. Née dans la misère à la Martinique, la célèbre Queenie est à la tête de la loterie clandestine de Harlem. Avec l’aide d’une poignée de complices loyaux, elle a patiemment bâti un véritable empire criminel qui règne sur Harlem tout en protégeant ses habitants des exactions des policiers.

À présent que la prohibition touche à sa fin, Queenie est menacée par des mafieux italiens déterminés à prendre le contrôle de ses affaires. Pour sauver son territoire, ses compagnons et sa propre vie, elle n’a d’autre choix que de se lancer dans une guerre sans merci.



Lieu : Scénacle