Jean VÉDRINES

Après « L’Italie la nuit », « La Belle Etoile » et « Morteparole », Jean Védrines s’affirme livre après livre comme le poète de la révolte, le chantre de toutes les insurrections. Entre France et Italie, sa langue inspirée et puissante explore les splendeurs et les misères de la colère sociale, l’irradiante beauté des idéaux révolutionnaires, à laquelle on ne peut sans doute que se brûler.


 « L'âge d'or »

(Fayard)

À 19 ans, Georges le maladroit, le presque rien, a cru que son destin de petit Français était de prendre part à la grande histoire, à l’insurrection armée qui embrasait alors l’Italie. Vite arrêté et condamné, il est retourné, vaincu, vivoter dans son Bourbonnais natal. Plus de trains de nuit, de planques chez les camarades, d’émeutes dans les rues de Turin et Bologne. Depuis, Georges semble un de ces perdants qu’on n’écoute guère, un simple, un « poète » il préfère dire, un marginal dont les autres brocardent la parole rugueuse.