Florence Seyvos

Née en 1967 à Lyon, Florence Seyvos a grandi dans les Ardennes. Elle a vécu en Côte d’Ivoire et au Havre avant de venir habiter à Paris. À 21 ans, elle rencontre l’écrivaine Geneviève Brisac. C’est une rencontre décisive tant pour l’écriture que pour la découverte d’une littérature «jeunesse»emplie d’un souffle nouveau.

À l’École des loisirs, elle découvre les livres de Christophe Donner et d’Agnès Desarthe, entre autres. Elle y publie ses premiers romans pour enfants et adolescents. Sa plume singulière et sensible est déjà remarquée. Elle a également écrit un album devenu un classique de la littérature jeunesse:La Tempête, illustré par Claude Ponti.

C’est aux éditions de l’Olivier qu’elle s’adresse lorsqu’elle termine son premier roman «pour adultes».Les apparitions est couronné du prix Goncourt du premier roman et le prix France Télévision en 1995. Cette même année, Florence Seyvos fait une autre rencontre importante avec la réalisatrice Noémie Lvovsky. Celle-ci lui propose de travailler avec elle à un scénario pour Arte,Petites. C’est le début d’une longue collaboration d’écriture. Les films:La vie ne me fait pas peur,Les sentiments,Camille redouble…

Tous ses romans ont ensuite paru aux éditions de l’Olivier : L’Abandon en 2002,Le Garçon incassable en 2013, qui a été lauréat du prix Renaudot poche et a suscité l’enthousiasmede la critique et du public, puis La sainte famille en 2016.

En 2017, les circonstances rapprochent Florence Seyvos du théâtre. Proposition lui est faite de collaborer à l’adaptation de Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman. C’est l’expérience la plus marquante à ce jour parmi celles qu’elle a eues dans le registre théâtral. La pièce Fanny et Alexandre, mise en scène par Julie Deliquet, a été jouée pendant quatre mois à la Comédie Française en 2019.

Elle vit à Paris.


 Une bête aux aguets

(L'Olivier)

Anna est atteinte d’un mal étrange.À douze ans, elle a contracté une virulente rougeole qui la condamne, depuis, à prendre des comprimés. C’est Georg, un curieux médecin et ami de sa mère qui lui prescrit ces pilules à vie pour éviter le pire. Mais de quel pire s’agit-il, et pourquoi sa mère semble si effrayée lorsqu’Anna menace de cesser le traitement?La jeune fille se rend à l’évidence: son monde n’est pas celui des autres. Le sien est fait de pièges et de dangers. Derrière les rideaux brillent des lumières, des voix la font sursauter et prononcent des phrases énigmatiques, des ombres glissent dans le couloir.

Un événement surgit… et la honte envahit Anna. Se regarder dans le miroir devient un supplice. En quelle créature craint-elle de se métamorphoser?

Une bête aux aguets installe le lecteur dans une tension extrême qui épouse celle de la jeune fille au fur et à mesure qu’elle se découvre différente. Florence Seyvos est maître en la matière : elle saisit chaque mouvement de l’âme avec une sensibilité rare et une précision diabolique. Après le succès du Garçon incassable, elle nous offre un roman habité par une «inquiétante étrangeté».Une bête aux aguets nous conduit au cœur de ce monde mystérieux et secret qui est le sien.



Présent sur le salon : samedi 3
Lieu : Conservatoire