Djamel Cherigui a 34 ans, il est épicier, propriétaire du Parvis. Comme il le dit, sa vie était "merdique" jusqu’à ce qu’il découvre la littérature et soit sauvé. Il est devenu un grand lecteur, collectionneur de livres et de meubles anciens, passionné de musique baroque, sans jamais renier ses racines, son parler ch’ti et son Nord. Un Roubaisien pur jus.

 La Sainte Touche

(JC Lattès)

Roubaix, nord de la France, en pays ch’ti. C’est l’histoire d’un jeune gars à la rue qui se cherche et qui un jour rencontre Alain Basile, un épicier comme on n’en voit pas tous les jours. Colérique, tendre, prêt à tous les coups fourrés pour gagner quelques euros, l’épicier loue une chambre au jeune homme dans un immeuble habité par un couple d’alcooliques et un légionnaire roumain. Le jeune homme rêve d’écriture, il écrit des petits aphorismes entre deux cuites avec ses voisins. Alain Basile le force à redescendre sur terre, il faut gagner des sous pour lui payer son loyer. Et vite, sinon c’est trois mandales dans sa gueule. Comme un père, l’épicier le prend sous son aile et l’initie au commerce de cannabis. Le jeune homme découvre la vie, se fait refouler de boîte de nuit, apprend à draguer, rencontre l’amour, gagne de l’argent et tient des comptes. Ensemble, ils vont monter un entrepôt de cannabiculture et le jeune homme va même aider Alain Basile à tenter de reconquérir sa femme.

"La Sainte touche" est un roman iconoclaste, dans la veine de Steve Tesich dans "Karoo", de la folie de Tarantino, de l’humour belge de "Dikkenek" et des tirades de Cyrano, qui parlera aux lecteurs avertis comme aux petits lecteurs.



Présent sur le salon : vendredi 17, samedi 18
Lieu : Place de la Révolution