Après trente-quatre ans à "Libération", Sorj Chalandon est aujourd’hui journaliste au "Canard enchaîné". Ancien grand reporter, prix Albert-Londres 1988, il est l’auteur de 9 romans et "Enfant de salaud" sera le dixième, tous parus chez Grasset. "Le Petit Bonzi" (2005), "Une promesse" (2006, prix Médicis), "Mon traître" (2008), "La Légende de nos pères" (2009), "Retour à Killybegs" (2011, Grand Prix du roman de l’Académie française), "Le Quatrième Mur" (2013, prix Goncourt des lycéens), "Profession du père" (2015), "Le Jour d’avant" (2017) et "Une joie féroce" (2019).

 Enfant de salaud

(Grasset)

En mai 1987, alors que s’ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, un homme apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d’un "collabo", racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation. Le narrateur croyait tomber sur la piteuse histoire d’un "Lacombe Lucien" mais il se retrouve face à l’épopée d’un Zelig. L’aventure rocambolesque d’un gamin de 18 ans, sans instruction ni conviction, menteur, faussaire et manipulateur, qui a traversé la guerre comme on joue au petit soldat. Un sale gosse, inconscient du danger, qui a porté cinq uniformes en quatre ans. Quatre fois déserteur de quatre armées différentes. Lorsque Klaus Barbie entre dans le box, ce fils est assis dans les rangs de la presse et son père, attentif au milieu du public. Ce n’est pas un procès qui vient de s’ouvrir, mais deux. Barbie va devoir répondre de ses crimes. Le père va devoir s’expliquer sur ses mensonges.

Ce roman raconte ces guerres en parallèle. L’une rapportée par le journaliste, l’autre débusquée par l’enfant de salaud.



Présent sur le salon : vendredi 17, samedi 18, dimanche 19
Lieu : Place de la Révolution