Né en 1990, Florent Oiseau a été pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain de mie, crêpier, surveillant de lycée et couchettiste sur le train Paris-Venise. Il a publié quatre romans chez Allary Éditions. Son premier, "Je vais m’y mettre", a été désigné "livre le plus drôle de l’année" et a reçu le Prix Saint-Maur en poche. "Paris-Venise" et "Les Magnolias" ont été finalistes du Prix Orange du livre.

 Les fruits tombent des arbres

(Allary éditions)

Est-ce la vie qui crée le hasard, ou l’inverse? Parce que son voisin, comme le fruit d’un arbre, est tombé raide mort à l’arrêt Popincourt, Pierre se retrouve à errer sur la ligne du bus 69. "Fantôme urbain", comme il se définit lui-même, c’est un type plus très jeune et pas encore très vieux qui cherche des réponses dans de grands verres de lait glacé. De laverie automatique en comptoir de bar kabyle, la liberté guide ses pas. Fumer des cigarettes avec les tapins de la rue Blondel, monter une mayonnaise pour une célèbre actrice sur le retour, appeler sa fille Trieste et se rappeler Venise… tout fait aventure quand on regarde bien et qu’on ne regrette rien. Ne pas faire grand-chose : voilà l’extraordinaire.

Il y a du Antoine Blondin chez Florent Oiseau, dont l’humeur vagabonde excelle à capter l’ironique poésie de l’ordinaire. Après "Je vais m’y mettre", "Paris-Venise" et "Les Magnolias", "Les fruits tombent des arbres" poursuit son exploration d’une condition humaine sauce cocktail, résolument oisive.



Présent sur le salon : samedi 18, dimanche 19
Lieu : Place de la Révolution