Djamel Cherigui a 36 ans. Il est épicier à Roubaix, après le succès de La Sainte touche, Le Balato est son deuxième roman.

 Le Balato

(JC Lattès)

Bombonne a 16 ans, il travaille au Saturne, le café de son oncle, dit tonton Mirouche. Le garçon s’ennuie, même si le quotidien du café n’est pas de tout repos. Il faut gérer les poivrots, Van Gogh, Papillon et tous les autres, mais également prêter attention au buste de Napoléon, l’idole de son oncle. Et puis le soir, il y a les parties de cartes clandestines organisées par Mirouche, les Wallstreet, où affluent tous les joueurs du coin. C’est durant ces tournois que l’oncle facture aux clients, le balato, un impôt payé toutes les heures pour rester à la table de jeu. Bombonne observe ce théâtre, tout en rêvant d’ailleurs et notamment de filles, qui manquent cruellement dans ce café.

Un jour, un client entre. Un baratineur dénommé Le Suisse. Il sympathise avec Bombonne qui se laisse prendre à son jeu. Quand le Suisse l’emmène faire un coup, le garçon est tiraillé entre les principes « moraux » inculqués par son oncle et l’envie d’en être. Même dans la magouille, il faut suivre des règles.

Dans le même temps, un personnage sombre, Le Banquier, débarque au café et menace tonton Mirouche qui perd peu à peu de sa superbe, alors que Bombonne vit la grande vie avec Le Suisse. Jusqu’au coup de trop ? Dans ce nouveau roman, Djamel Cherigui persiste et signe. Le Balato, dans la droite lignée de La Sainte touche, explore l’univers des cafés, des PMU, des petits escrocs et des cambrioleurs aux bras cassés. Toujours dans le Nord. Toujours avec autant d’humour et d’ironie et emmené par un style inimitable.



Présent sur le salon : samedi 17, dimanche 18
Lieu : Place de la Révolution