Né en 1980 à Tunis, Yamen Manai vit à Paris. Ingénieur, il travaille sur les nouvelles technologies de l’information. Il est l’auteur de trois romans parus chez Elyzad, tous primés : "La Marche de l’incertitude" (poche, 2010), "La Sérénade d’Ibrahim Santos" (2011, poche, 2018). Il a été récompensé par huit prix littéraires pour son dernier roman "L’Amas ardent" (2017, J’ai Lu 2019) dont le Prix des Cinq Continents (2017), le Grand Prix du Roman Métis (2017) et le Prix Lorientales (2018).

 Bel Abîme

(Elyzad)

En un monologue fiévreux et haletant, un jeune homme s’adresse tour à tour à son avocat et à un expert psychiatrique venus lui rendre visite en prison. Avec une ironie mordante et sans la moindre déférence, le narrateur prend vivement à parti ses interlocuteurs. Les charges qui pèsent contre lui sont sérieuses, mais le jeune homme affirme ne rien regretter. Se dévoilent les raisons qui l’ont poussé à la colère et au crime : un père froid qui l’a toujours humilié, ignoré ; une société gouvernée par les apparences et l’omniprésente religion ; la domination sans partage des plus forts sur les plus faibles ; la pauvreté, la saleté, le mépris des animaux et de l’environnement.

Heureusement, il a Bella, le chien qu’il a recueilli tout petit, contre le gré de ses parents. Ensemble ils ont grandi, se sont protégés mutuellement et sont devenus forts. Entre eux, un amour inconditionnel. Mais dans ce pays, le gouvernement ordonne de tuer les chiens ""pour que la rage ne se propage pas dans le peuple"". Pourtant la rage est déjà là. Alors quand Bella a été tuée, il a bien fallu la venger. Yamen Manai nous conte avec fougue le cruel éveil au monde d’un adolescent révolté par les injustices et la violence d’une société envers ses propres enfants. ""Bel Abîme"" fait partie de la sélection de printemps 2021 du jury du Prix Renaudot.



Présent sur le salon : vendredi 17, samedi 18, dimanche 19
Lieu : Place de la Révolution