Olivia Rosenthal est l’autrice d’une douzaine de fictions aux Éditions Verticales dont On n’est pas là pour disparaître (2007, prix Wepler-Fondation La Poste 2007), Que font les rennes après Noël ? (2010 ; prix du Livre Inter 2011, prix Alexandre-Vialatte 2011), Ils ne sont pour rien dans mes larmes (« Minimales », 2012), Mécanismes de survie en milieu hostile (2014) et Toutes les femmes sont des Aliens (« Minimales », 2016) et Éloge des bâtards (2019, prix Transfuge 2019).

 Un singe à ma fenêtre

(Verticales)

On a beau partir dans un but précis (enquêter sur les attentats au gaz sarin perpétrés dans le métro de Tokyo en 1995), un voyage ne ressemble pas toujours (peut-être jamais) à ce pour quoi on l’entreprend. Ainsi la narratrice, résolue à interviewer des Japonais sur leurs souvenirs (vagues) de cet
événement, se retrouve-t-elle face à des murmures, des sous-entendus et des silences difficiles à percer.
La voilà perdue dans le labyrinthe des rues et des voix, cherchant une direction sinon une issue, essayant de lutter contre une anxiété qui n’a pas de nom, pas de visage, pas d’épaisseur et qui pourtant s’infiltre lentement dans ses gestes et pensées. Grignotée par un sentiment indéfinissable qui fait vaciller les
fondations même de son existence, elle va, de rencontre en rencontre, accepter de se laisser traverser par ce que le pays cache et révèle, et décrypter les signes équivoques qui lui parviennent. Tout un apprentissage de l’abandon et du lâcher prise.



Présent sur le salon : samedi 17, dimanche 18
Lieu : Place de la Révolution