Yasmine GHATA

Depuis son premier livre, « La Nuit des calligraphes », Yasmine Ghata n’a cessé d’affirmer l’originalité de son univers romanesque, où ses origines et son histoire personnelle se mêlent à sa fascination pour les mondes anciens, moyen-orientaux ou africains, porteurs d’une sagesse perdue. Son dernier roman, « J’ai longtemps eu peur de la nuit », a paru chez Robert Laffont en 2015.


 « Le Calame noir »

(Robert Laffont)

Siyah Qalam, artiste énigmatique de la fin du XVe siècle, a laissé des dessins très loin des canons esthétiques de son époque. Un album conservé au musée de Topkapi, compilant ses planches, renferme son secret. On y voit des hommes et des femmes au sein d’un campement d’été dans leurs tâches quotidiennes, mais également des descriptions de cérémonies occultes. Pour quelle raison cet artiste de la cour de Tabriz a-t-il laissé autant de témoignages de ces peuplades vouées à l’oubli ? Personne n’est en mesure d’éclaircir le mystère de ces dessins presque magiques, à l’exception de Suzanne, l’héroïne de ce roman, qui déambule dans les salles d’une exposition et se retrouve happée par une voix venue d’un autre temps, d’un autre continent. Une âme errante, celle d’Aygül, fille de Siyah Qalam en personne, qui lui restitue l’histoire si singulière de son père, de cet homme de talent et peintre du réel en proie aux vicissitudes de son temps.



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